news header

La Quête d'Ewilan, prochainement disponible sur les plateformes !

Destinée aux enfants de 7 ans et plus, la série est adaptée du livre 1 de la trilogie à succès de Pierre Bottero vendue à plus de 2 millions d’exemplaires.

Cliquez ici pour accéder au communiqué de France Télévisions.

Cliquez ici pour découvrir le générique d'ouverture de la Série.

 

Adaptée du livre 1 de la trilogie à succès de Pierre Bottero (édité par Rageot) vendue à plus de 2 millions d'exemplaires puis tranposée en Bande Déssinée (éditée par Glénat) et en livres audio (édités par Audiolib) , La Quête d'Ewilan, référence absolue en matière de roman fantasy pour les pré-adolescents, se décline en feuilleton animé inédit, produit par la société française Andarta Pictures en coproduction avec Vivi Film et l'Incroyable Studio. La série fait l'objet d'une sortie simultanée sur 3 médias francophones européens : France Télévisions (France 4 / France.tv / Okoo) pour la France mais aussi la RTS (Play RTS) en Suisse et la RTBF (Auvio) en Belgique dès le 14 février.

La Quête d’Ewilan s’inscrit dans la tradition des récits épiques d’héroïc-médiéval fantasy, à l’image de la trilogie du Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien ou les incontournables Chroniques de Narnia de C.S. Lewis. Ce genre littéraire traverse les âges, et ne cesse de s’exporter avec des adaptation audiovisuelles qui suscitent encore et toujours l’engouement du public
Dans un univers empreint de magie et de mystères, l’audience grandit avec les héros. Mêlant épique et intime, la série explore ainsi des thématiques universelles, telles que la quête d’identité, la responsabilité du pouvoir et le passage à l’âge adulte.

• Intention de réalisation, par Eve Ceccarelli-Moing, Fabien Daphy et Justine Mettler

L’œuvre de Pierre Bottero demandait de véritables partis pris d’adaptation audiovisuelle. Ses livres, par essence, font appel à énormément d’imagination et de projection de la part du lecteur, et ce malgré les descriptions précises des lieux, personnages et de nombreuses créatures.
Nous avons donc commencé par un premier travail d’adaptation graphique (paysages, costumes, couleurs, faune et flore) pour imaginer le monde de Gwendalavir, dans lequel allaient évoluer nos personnages.

Notre souhait est de respecter l’œuvre tout en lui donnant une dimension éminemment audiovisuelle. Sur le fond et les thématiques, nous avons aussi souhaité pousser encore plus loin les motivations des personnages, en les rendant, plus réalistes, plus complexes et ambigus parfois dans leurs motivations.

Avec les scénaristes Pierre-Gilles Stehr et Xavier Vairé, nous avons parfois actualisé les thématiques du livre, et accordé plus de place aux personnages féminins afin de prolonger la richesse du récit et des thématiques développées par l’auteur.

 

• Les choix graphique

Le style graphique est semi-réaliste : des silhouettes claires et reconnaissables, des personnages en blocs de couleurs mis en valeur par un compositing avancé. Une attention particulière est accordée sur la manière dont sont intégrés les personnages dans les décors. Le rendu est proche de la peinture, sans lignes esquissées dans les décors. Quant aux Spires de l’Imagination, lieu où les dessinateurs puisent leur énergie pour concevoir des dessins, nous utilisons un traitement graphique différent, permettant de rendre palpable et matériel l’univers mental onirique. Ainsi, il a été travaillé différemment des autres décors, s’appuyant sur un graphisme plus abstrait et onirique : grandes zones de couleurs, formes mouvantes, variations de mise au point, etc.

 

• La réalisation

Le registre des séries d’aventure offre aux spectateurs une évasion totale, tout en suivant au plus près les enjeux adolescents de nos jeunes héros.
La série évoque habilement toutes les facettes des émotions que traversent les personnages. Des thématiques de l’amitié, la quête d’identité, prendre sa place au sein du groupe, s’affirmer et trouver sa voie, sont distillées au fur et à mesure des épisodes.

La série et ses huit épisodes de vingt-six minutes, est basée sur le modèle de la “mini-série”, produisant en quelque sorte un long-métrage de près de trois heures et demi.

On suit Camille et Salim de manière linéaire. Chaque coupure d’épisode est l’occasion de créer une tension et un suspense propre au feuilletonant.
Notre mise en scène emprunte elle aussi au long-métrage. L’utilisation du format 2.35, très large, permet à la fois d’embrasser l’ampleur des décors, de traiter de nombreux personnages dans le cadre, comme de laisser du vide pour isoler les personnages. La caméra est souvent en mouvement, grâce à de longs travellings, pour adopter le tempo du road-movie et des personnages qui se déplacent à cheval sur de longs chemins, et évoluent à travers les forêts et les plaines. Le rythme sera posé, prenant le temps de rester proche des personnages, lors des dialogues, ou des nombreux moments introspectifs de nos héros.
Alternant avec de larges plans d’ensemble mettant en valeur la richesse des panorama et des ambiances de Gwendalavir, presque aucun décor n’est réutilisé d’épisodes en épisodes, et les personnages changent régulièrement de tenue. L’animation est pensée dans une logique de 2D semi pantin / semi traditionnelle, afin de tirer le meilleur parti des scènes de dialogues comme des scènes d’action.

 

• Choix et enjeux

Série à l’esthétique et à l’approche résolument 2D, la série se repose néanmoins sur les possibilités techniques offertes par la 3D.
L’utilisation de Blender, pour animer et assembler chaque plan, permet par exemple de développer nos propres outils pour s’aider de véhicules, animaux (chevaux), ou pans de décors préparés en 3D. Puis parfaitement intégrés au style 2D grâce aux techniques du cell-shading et du camera mapping.

 

• La musique

Nous avons fait le choix pour cette série d’avoir une véritable musique à l’image, composée spécialement pour chaque épisode, chaque séquence. Nous avons travaillé dès l’animatique avec le compositeur Adrien Sepulchre, qui nous a fourni des maquettes pour poser les intentions musicales.
La forme de l’orchestre symphonique, ample, participe à traduire le souffle de l’aventure, l’aspect épique du voyage, le gigantisme de décors... On cherche à être le plus suggestif et délicat possible, en prenant soin de ménager de longues séquences non musicales. On laisse respirer les silences contemplatifs, mettant ainsi aussi en avant le travail de sound design permettant en hors-champ, de traduire la richesse sonore de Gwendalavir. L’utilisation d’instruments “signature” (instrument ancien, ou mélange d’instruments jouant à l’unisson) permet d’accompagner tel ou tel groupe de personnages, ou de lieux emblématiques. Camille / Ewilan, le personnage principal, a son propre thème musical.

Avec « La Quête d’Ewilan », que nous portons à trois à la réalisation, notre objectif est de rendre ce projet aussi riche et vaste que l'univers créé Pierre Bottero, et de faire basculer le spectateur avec nous en Gwendalavir.

Eve Ceccarelli-Moing, Fabien Daphy, Justine Mettler